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Suivre son diabète

07/03/2018

Un bon suivi du diabète repose sur deux piliers : la consultation médicale régulière de son diabétologue (ou de son médecin traitant dans certains cas) et l’auto-contrôle glycémique.

 

Un diabète équilibré nécessite donc un partenariat actif !

 

1. La consultation médicale :

 

Elle regroupe différentes étapes :
 

  • L’interrogatoire (les antécédents médicaux récents, les événements privés ou socio-professionnels qui pourraient influencer le traitement, l’activité physique, les médicaments pris, l’analyse des résultats glycémiques et des incidents éventuels (hypoglycémies, hyperglycémies), l’adéquation des modifications du traitement, …).
     

  • L’examen clinique (l’évolution du poids, le tour de taille (surtout pour les diabétiques de type 2), la tension artérielle, l’examen de la peau, des muqueuses, des pieds et des mains, la surveillance de l’apparition éventuelle de lipodystrophies, …).
     

  • Les examens complémentaires (la prise de sang (l’analyse de la glycémie à jeun et de l’hémoglobine glyquée : tous les 3 mois ; l’analyse de la fonction rénale et des lipides : 1 fois par an), l’analyse d’urines (recherche d’albumine), l’examen ophtalmologique (le fond d’œil : tous les ans, et éventuellement une angiographie à la fluorescéine), le bilan cardiologique (selon les plaintes évoquées).
     

 Source image: https://www.sanofi-diabete.fr/

 

L’analyse de l’hémoglobine glyquée (=HbA1c) est une analyse qui rythme la vie des personnes diabétiques.

 

Le sucre sanguin s’accroche à l’hémoglobine (= pigment rouge du sang qui transporte l’oxygène). Elle reflète donc le degré d’hyperglycémie chronique. Cette analyse est prescrite habituellement tous les 3 mois car la durée de demi-vie des globules rouges est habituellement de 2 à 3 mois.

 

Elle est exprimée en pourcentage de l’hémoglobine totale (%) ou en concentration (mmol/mol). L’hémoglobine glyquée d’un non-diabétique tourne autour de 4 à 6%. Pour les personnes diabétiques, l’objectif peut varier mais on estime généralement que le contrôle glycémique est bon avec une valeur autour de 7%.

 

A partir du résultat de l’hémoglobine glyquée, il est possible de déterminer la moyenne des glycémies obtenues par la personne au cours des 3 derniers mois. Par exemple : une hémoglobine glyquée à 7% représente une glycémie moyenne à 154mg/dL.

 

 Source image: https://diabetnutrition.ch/

 

Attention cependant, certains facteurs peuvent influencer cette valeur : l’anémie, les transfusions sanguines, une anomalie héréditaire des globules rouges, …

 

2. L’auto-contrôle à domicile :

 

Il s’agit « simplement » de mesurer soi-même son taux de sucre dans le sang et de le gérer (=auto-régulation). Une prise de glycémie est une image instantanée du taux de sucre dans le sang.

 

Il est important de bien faire suivre son diabète :
 

  • A court terme : afin d’apprendre à le connaître, de pouvoir corriger les fluctuations de la glycémie et de les anticiper.
     

  • A long terme : afin de prévenir les complications. En effet, des valeurs de glycémie proches de la normale permettent de prévenir les complications vasculaires et neurologiques, de retarder ou de ralentir leurs évolutions.
     

 

Les contrôles de glycémie sont indispensables afin de pratiquer une insulinothérapie efficace (=adapter son traitement par insuline). 
 

  • Pour les diabétiques de type 1 (et les diabétiques de type 2 sous insuline), 4 contrôles sont habituellement recommandés : à jeun, avant le déjeuner, avant le dîner et avant le coucher. Eventuellement, on pourra y rajouter des contrôles 2 à 3 heures après le repas.
     

  • Dans le diabète gestationnel, les objectifs sont très stricts et nécessitent donc une surveillance accrue, comme pour les diabétiques de type 1.
     

  • Pour les diabétiques de type 2 sous comprimés et/ou régime alimentaire, on privilégie davantage des prises de glycémie ponctuelles. Par exemple, pour voir l’effet de tel ou tel aliment sur la glycémie.

 

Des mesures plus fréquentes doivent cependant avoir lieu dans certains cas : une maladie, une hyperglycémie prolongée, une sensation d’hypoglycémie ou de malaise, un effort physique intense, lors de la mise au point de l’insulinothérapie, …

 

Les résultats de ces prises de glycémie doivent être notifiés dans un carnet de surveillance. Cependant, certains systèmes de prise de glycémie en continu (exemple : Freestyle Libre) possèdent une mémoire et permettent au diabétologue d’avoir accès aux données via un logiciel informatique. Garder une trace de ces prises de glycémie est très important : cela permet d’évaluer la qualité du traitement. Attention donc à ne pas oublier votre carnet ou votre lecteur lors de votre consultation !

 

Jusqu’en 1978, le seul contrôle possible du diabète était une évaluation du sucre dans les urines (=glycosurie). De nos jours, ce type de contrôle n’a plus sa place.

 

 Source image: http://www.vivreavecundiabete.com/

 

Cependant, on peut doser via les urines la présence ou non d’acétone. Il est important de réaliser un test en cas de glycémies supérieures à 250mg/dL, d’hyperglycémie prolongée ou de symptômes (soif, urines importantes, infection, …). Que la mesure se fasse par bandelette sanguine ou urinaire, n’oublions pas qu’une glycémie élevée avec présence d’acétone est une urgence !

 

     Quel est le matériel nécessaire pour la réalisation d’une glycémie capillaire ?
 

  • Un auto-piqueur (avec réglage possible de la profondeur de la piqûre).

  • Des lancettes (selon le modèle de l’auto-piqueur ; à remplacer à chaque test).

  • Des bandelettes tigettes (selon le modèle de lecteur ; attention à la date de péremption).

  • Le carnet d’auto-surveillance à portée de main.
     

     


    Comment réaliser une glycémie capillaire ?
     

  • Rassembler son matériel.

  • Se laver les mains à l’eau tiède et au savon ; bien les sécher.

  • Ne pas appliquer de crème ni d’alcool : cela risquerait de fausser le résultat.

  • Insérer la tigette dans le lecteur et veiller à bien en refermer la boîte.

  • Insérer la lancette dans l‘auto-piqueur.

  • Alterner les doigts et les mains selon les recommandations de votre médecin (certains diabétologues déconseillent de piquer dans la « pince » = index et pouce, d’autres pas).

  • Masser le doigt de la pulpe vers l’ongle afin de favoriser l’afflux de sang.

  • Piquer sans comprimer sur le côté du doigt, et non la pulpe qui est plus sensible et provoquera davantage de douleurs.

  • Ne pas déposer le sang sur la bandelette, celui-ci sera automatiquement « aspiré ».

  • Un son ou un décompte sera produit par le lecteur pour signaler la présence suffisante de sang. Si la goutte de sang est insuffisante, un message d’erreur apparaîtra.

  • Noter le résultat et jeter la tigette (=poubelle) et la lancette (=conteneur à aiguilles).
     
    Attention, certaines valeurs ne sont pas interprétables par le lecteur :
     

  • Inférieures à 10-20 mg/dL : le lecteur indiquera alors « LO » (low = bas en anglais).

  • Supérieures à 500-600 mg/dL : le lecteur indiquera alors « HI » (hight = haut en anglais).
     

 

     Comment conserver mon matériel ?

 

Le matériel doit être conservé à température ambiante, de préférence dans l’obscurité et en évitant l’humidité (et donc la cuisine ou la salle de bain).
 

Les tigettes doivent rester dans leur emballage d’origine.

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