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Le diabète de type 1

31/10/2017

Le diabète de type 1 représente moins de 10% des diabètes.

 

Comme tous les diabètes, le diabète de type 1 est une maladie chronique caractérisée par un taux élevé de sucre dans le sang. Cette hyperglycémie chronique peut donner lieu à des complications après plusieurs années d'évolution (10-15 ans).

 

 Source photo: https://lebonmedicament.org/

 

Il peut apparaître à n'importe quel âge même s'il est davantage découvert chez les enfants et les jeunes adultes.

 

Dans la grande majorité des cas, le diabète de type 1 apparaît de manière sporadique, aucun membre de la famille n'en est atteint. En effet, le poids de l'hérédité n'est pas très important dans le diabète de type 1: chez les apparentés au 1er degré d'une personne diabétique de type 1 (parents, frères, sœurs ou enfants) le risque tourne autour de 5%. Ce taux est faible mais malgré tout plus élevé que dans le reste de la population (10 fois plus important). Chez les jumeaux monozygotes, on monte à 30-40%: un risque plus élevé mais pas absolu. Si le papa est diabétique de type 1, le risque pour son enfant de développer ce même type de diabète est de 1 sur 17; si c'est la maman, cela dépend également de son âge: si elle a moins de 25 ans, le risque est de 1 sur 25 et de 1 sur 100 si elle a plus de 25 ans. Enfin, si les 2 parents sont diabétiques le risque se situe entre 10 et 25%.

 

Dans le diabète de type 1, il n’y a donc pas d’anomalie génétique (mutation) mais il existe cependant un « terrain génétique » qui prédispose davantage à ce processus de destruction des cellules béta. Certains gènes sont connus (exemple: le gène du groupe HLA) mais toutes les personnes possédant ce gène ne développeront pas forcément un diabète de type 1... On ne peut donc pas prédire de manière certaine la survenue d'un diabète de type 1 uniquement sur base de facteurs génétiques car d’autres facteurs doivent s’y rajouter (facteurs environnementaux).

 

 Source image: http://www.ceed-diabete.org/fr

 

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune: pour des raisons encore mal comprises aujourd'hui, les propres globules blancs de la personne (censés défendre l'organisme contre les infections) vont se mettre à attaquer et détruire les cellules béta du pancréas, productrices d'insuline: cette réaction peut être comparée à celle observée lors du rejet d'une greffe d'un organe étranger. Des auto-anticorps vont être créés: on peut mesurer ceux-ci dans une prise de sang, ce qui confirme généralement le diagnostic de diabète de type 1. Mais parfois, on ne détecte aucun anticorps, on parle alors de diabète de type 1B,. Ce type particulier de diabète représente moins de 10% des diabètes de type 1.
 

Le plus souvent, le diabète de type 1 est isolé mais il peut parfois être associé à d'autres maladies auto-immunes, en particulier les maladies thyroïdiennes (hypo ou hyperthyroïdie).

 

L'insuline étant la seule hormone du corps humain qui permette de faire baisser la glycémie et l'acétone, la caractéristique principale du diabète de type 1 est donc qu'il est "insulinodépendant". Le sucre de l'alimentation est transformé en glucose lors de la digestion. Celui-ci est transporté par le sang vers les différents organes du corps humain afin d'être utilisé comme "carburant" (=énergie) à l'aide de l'insuline. Mais si celle-ci fait défaut, le glucose s'accumule alors dans le sang...

 

 Source image: http://sante.lefigaro.fr

 

La personne atteinte de diabète de type 1 est donc dépendante des injections d'insuline pour vivre: on ne peut interrompre le traitement. En effet, si dans d'autres diabètes l'insuline est aussi utilisée comme traitement, elle l'est pour mieux équilibrer les glycémies: si la personne oublie de se faire une injection, cela provoquera un déséquilibre provisoire de son diabète, qui ne mettra pas ses jours en danger, contrairement à la personne diabétique de type 1. En cas d'oubli d'injection chez la personne diabétique de type 1, on pourra observer une hyperglycémie avec apparition rapide d'acétone provoquant un coma acido-cétosique potentiellement mortel sans prise en charge. Cette complication n'est que rarement rencontrée dans les autres formes de diabète.

 

 

Le traitement de la personne diabétique de type 1 est le traitement par insuline. Celui-ci doit couvrir les besoins de la personne "24 heures sur 24". Le schéma le plus souvent rencontré est le schéma "basal-bolus": c'est-à-dire une injection d'insuline lente qui couvrira la nuit et les moments entre les repas (=basale)  et une injection d'insuline rapide, avant chaque repas (=bolus). Ce traitement peut être réalisé par injection sous-cutanée directement au stylo ou par pompe à insuline.

 

 Source image: http://www.ajd-diabete.fr

 

A ce jour, il est impossible d'éliminer le diabète de type 1. Mais les mécanismes d'apparition de ce diabète sont bien connus, ce qui permet d'imaginer de nombreux traitements innovants: stopper la destruction des cellules béta, remplacer les cellules béta par des cellules souches ou d'autres cellules hormonales de l'organisme, ... Des alternatives plus concrètes sont également imaginables à plus moyen terme comme les pompes à insuline intelligentes ou le "pancréas artificiel".

 

 Source image: https://pompeainsuline.federationdesdiabetiques.org/

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