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Les différents types de diabète

11/02/2018

Les différents types de diabète :

     

     1. Le diabète de type 1 (= insulinodépendant, juvénile, cétosique)
 

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune : le corps produit lui-même des anticorps contre ses propres cellules pancréatiques, ce qui entraîne une destruction quasi-totale de toutes les cellules produisant de l’insuline (= les cellules béta du pancréas). Cette destruction entraîne une carence totale en insuline, d’où la nécessité de se traiter par injections.

 

Il existe 3 sous-types de diabète de type 1 :
 

  • Le type 1A : maladie auto-immune (= présence d’auto-anticorps).
     

  • Le type 1B : idiopathique (= absence d’auto-anticorps).
     

  • LADA (= Latent Autoimmune Diabetes in Adults) : apparaît généralement entre 30 et 50 ans. Il existe une composante auto-immune (= présence d’anticorps) mais la progression de la destruction des cellules béta est beaucoup plus lente que le type 1A. Il ne nécessite pas forcément d’insuline au début du diagnostic, ce qui peut faire penser à un diabète de type 2, mais après au moins 6 mois ou parfois, plusieurs années.
     

Le diabète de type 1 représente environ 10% de tous les diabètes.

 

 Source image: https://lebonmedicament.org/

 

     2. Le diabète de type 2 (= non-insulinodépendant, de la maturité, non-cétosique, gras,               insulinorésistant) 
 

Dans le cadre d’un diabète de type 2, la personne est résistante à sa propre insuline, qui est donc moins efficace pour gérer sa glycémie. Ce type de diabète est donc dû à cette résistance ainsi qu’à une production d’insuline qui se tarit progressivement. Le diabète de type 2 se soigne par mesures hygiéno-diététiques, médicaments oraux et/ou injectables et insuline.

 

Ce diabète est le plus courant : il concerne 600.000 personnes en Belgique.

 

 Source image: https://lebonmedicament.org/

 

     3. Les diabètes monogéniques :
 

Des anomalies génétiques perturbent la sécrétion de l’insuline. Une mutation d’un seul gène peut créer un diabète. Les diabètes monogéniques sont très héréditaires : ils concernent souvent la moitié d’une même famille et le risque de le transmettre à ses enfants est de 50%.

 

Ces diabètes représentent 1 à 2% des diabètes, ils sont donc très rares mais ils doivent être recherchés en cas de doute car les traitements sont spécifiques.

 

Parmi ces diabètes, on peut distinguer :
 

  • Les MODYs (= Maturity Onset Diabetes of the Young) : ce sont des diabètes apparaissant généralement avant 25 ans chez des personnes avec un poids normal. Les caractéristiques de ce diabète ressemblent à celles du diabète de type 1 mais avec des symptômes lors du diagnostic plus proches du diabète de type 2 (= absence d’acidocétose). Une anomalie de la sécrétion de l’insuline est bien présente et peut nécessiter des injections d’insuline mais en quantités peu élevées et cela de façon prolongée. Six gènes pouvant déclencher ce type de diabète ont été identifiés.
     

  • Les diabètes mitochondriaux : souvent associés à une surdité, ils sont transmis par la mère.
     

  • Les diabètes néonataux : présents dès la naissance.
     

  • Les anomalies génétiques de l’action de l’insuline : il s’agit d’une résistance extrême à l’insuline par mutation du récepteur insulinique.
     

     4. Les affections du pancréas :
 

Puisque les cellules béta, productrices d’insuline, sont situées dans le pancréas, les affections de celui-ci peuvent également provoquer un diabète.
 

Différents types d’affection du pancréas :
 

  • Une pancréatite (= inflammation du pancréas).

  • Un néoplasie (= une tumeur), un cancer du pancréas.

  • Une mucoviscidose (= maladie due à une viscosité excessive des sécrétions des muqueuses, elle entraîne, entre autres, une fibrose kystique du pancréas).

  • Une fibrose kystique (= formation de tissus fibreux).

  • Une hémochromatose (= anomalie du métabolisme du fer).

  • Une pancréatectomie (= enlèvement du pancréas).

  • Un traumatisme du pancréas.

    5. Les diabètes dus à des endocrinopathies :
     

Il s’agit de diabètes associés à une hypersécrétion d’hormones qui contrent l’insuline telles que :
 

  • L’acromégalie (= hypersécrétion d’hormone de croissance).

  • Le syndrome de Cushing (= hypersécrétion de cortisol).

  • La phéochromocytome (= hypersécrétion d’adrénaline).
     

Le traitement et la guérison de ces maladies font généralement disparaître le diabète.

 

     6. Les diabètes dus à une prise de médicaments :

 

Certains médicaments entravent la sécrétion d’insuline et d’autres son action :
 

  • La cortisone (= le plus courant : antiallergique, anti-inflammatoire).

  • Le diazoxide (= hyperinsulinisme).

  • L’acide nicotinique (= cholestérol, concentration élevée de graisses dans le sang).

  • Les béta-mimétiques (= asthme).

  • Les anti-rejets (= greffes).

  • Les anti-psychotiques (= états psychotiques).

    7. Le diabète de grossesse (= gestationnel) 
     

Le diabète gestationnel est dû aux modifications hormonales que la grossesse provoque : une résistance à l’insuline que le pancréas n’arrive pas à compenser.
 

 Source image: http://babyblogdenjoy.canalblog.com/

Il peut se présenter :
 

  • Chez une personne qui avait un diabète de type 2 patent, préexistant à la grossesse mais découvert lors de celle-ci. Il persistera ensuite.
     

  • Chez une personne qui n’avait aucun diabète patent et qui développe réellement une anomalie de la tolérance au glucose lors de sa grossesse. Le diabète disparaîtra alors, au moins de façon temporaire, en post-partum.
     

Les objectifs glycémiques lors d’un diabète gestationnel sont très stricts.

 

Le traitement se base sur :

  • Une prise en charge diététique.

  • De l’activité physique en l’absence de contre-indications obstétricales.

  • Au besoin, de l’insuline (les antidiabétiques oraux n’étant pas recommandés).
     

Le risque de récidive d’un diabète gestationnel est de 30 à 84% selon les études, et le risque de développer plus tard un diabète de type 2 est quant à lui multiplié par 7.

 

 

     8. Le diabète insipide :
 

Le nom de cette maladie est très trompeur : en effet, dans le diabète insipide, il n’existe aucun problème de la régulation de la glycémie.
 

Cette pathologie est caractérisée par une incapacité pour les reins à concentrer les urines : on constate donc une polyurie (= urines fréquentes et en grandes quantités), accompagnée d’une polydipsie (= sensation de soif intense).
 

Ce besoin fréquent de boire et d’uriner de grandes quantités lui vaut donc le nom de « diabète ».  Mais de diabète « insipide » car il fût un temps où les médecins goûtaient les urines afin de le diagnostiquer! Des urines sucrées étaient un signe de diabète, au contraire des urines « sans goût » ou « insipides ».

 

 Source image: http://www.lesaviezvous.net/

 

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© 2018 Alexina Van Geel - alfredlediabete@gmail.com 

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